1. Alabama VS Mississippi State

    Voici le lien vers le site de Radio-Canada pour visionner notre topo sur les Crimson Tide de l’Alabama à l’occasion du match les opposant à Mississippi State.

    Journaliste-Réalisation: Arbour
    Images: Waddell et Wong
    Montage: Waddell 

  2. La musique cajun est bien ancrée dans la culture de la ville de Lafayette en Louisiane. Chris Stafford, 25 ans, et son groupe Feu Follet s’efforcent de chanter en français afin de préserver un héritage qui a bien failli leur échapper.

  3. S’adapter au vent du changement

    Un rassemblement républicain le soir des élections à Tallahassee, Floride. (photo: Mathieu Waddell)


    TALLAHASSEE, FL - Une période d’introspection s’amorce chez les Républicains.  Peuvent-ils encore se fier uniquement à leur base électorale traditionnelle avec ce vent du changement qui souffle sur les États-Unis?

    Denis Wong

    Robert Haley est en état de choc.  Son pire cauchemar s’est réalisé: Barack Obama sera président pour quatre années supplémentaires.

    « Je ne suis pas optimiste du tout pour le futur », déclare le jeune Républicain de 20 ans, après sa soirée dans un rassemblement à Tallahassee en Floride.

    Cette défaite sans appel l’amène à questionner l’image même de son parti.

    « Nous avons besoin de renouveler notre image de marque pour attirer le vote des minorités, des femmes et des jeunes. »

    Des têtes pensantes de la droite poussent le raisonnement encore plus loin.

    « Notre parti doit réaliser qu’il est trop vieux, trop blanc, et trop masculin.  Il doit s’adapter à la démographie de notre pays avant qu’il ne soit trop tard », a affirmé sans détour aux médias américains Al Cardenas, le président de la American Conservative Union.­­­

    Les changements démographiques qui sculptent cette nouvelle Amérique semblent irréversibles. 

    Selon le Pew Research Center, les communautés ethniques pourraient former la majorité de la population américaine d’ici 2050.

    Le 6 novembre, ces communautés ethniques ont massivement appuyé le président sortant.  Les Afro-Américains ont voté à 93% pour Obama, les Latinos et les Asiatiques à plus de 70%.  Chez les jeunes de 18 à 29 ans, ce chiffre se situe à 60% et chez les femmes à 55%.

    Depuis 2008, ces groupes de l’électorat se sont cristallisés autour du Parti démocrate pour former une coalition du vote bleu.

    Renier ses principes?

    Il reste cependant des puristes qui croient fermement que les principes du conservatisme seront suffisants pour retrouver le pouvoir.

    C’est le cas d’Evan Power, trésorier du Parti républicain dans le comté de Leon en Floride.  Pour ce conservateur de 30 ans, il ne faut pas renier ses principes simplement pour plaire à une frange de la population.

    « Ce sont les circonstances qui nous ont fait perdre cette élection, dit-il.  À long terme, nos principes économiques et conservateurs vont faire tomber les barrières des classes électorales. »

    La coalition des groupes électoraux en faveur de Barack Obama n’est pas le seul facteur à considérer pour expliquer le scrutin du 6 novembre.

    Fox News, média reconnu pour son penchant à droite, n’hésite pas à critiquer la campagne du candidat Mitt Romney.

    « Outre ce plan économique en cinq points pauvrement formulé, il n’y a jamais eu un moment où la campagne de Romney a offert une alternative claire et convaincante pour remplacer les politiques du président Obama. », a écrit le chroniqueur Douglas E. Schoen.

    Il n’en demeure par moins que les Républicains devront se poser plusieurs questions déchirantes, devant une nouvelle réalité politique qui n’est pas près de changer.

     

  4. La victoire de l’armée de terre

    (Photo: Mathieu Waddell)
     

    TALLAHASSEE, FL - Ils criaient, pleuraient, dansaient, sautaient de joie… L’énergie - étiolée par une journée de 17 heures de travail - a refait surface quand MSNBC a annoncé la réélection de leur homme, celui pour qui ils ont consacré des centaines d’heures dans la dernière année. À Tallahasse, en Floride, on a célébré la victoire des fantassins.

    Olivier Arbour-Masse


    « Je suis extatique », de crier Melissa Sykes, le sourire fendu jusqu’aux oreilles. La jeune afro-américaine lève les bras au ciel pendant que la foule, réunie sur le plancher de danse de la salle de spectacle, scande « four more years » à l’unisson.

    « J’ai dédié ma vie à Barack Obama. » Comme le président, l’étudiante de 26 ans maintient un dossier parfait de deux victoires en deux campagnes.

    Son regard, brillant, s’assombrit quand elle explique ses récentes motivations. Son engagement a pris une saveur particulière il y a deux mois quand sa mère est tombée gravement malade.

    Comme sa mère souffrait déjà de diabète, elle n’avait pu se procurer d’assurance-santé à un prix décent. Résultat : hospitalisée depuis plusieurs semaines, elle a maintenant une facture de près d’un million de dollars en frais médicaux. « Ma soeur et moi n’avons aucunement les moyens de rembourser ces frais. Alors, ma mère est traitée, et je cite, comme un cas “de charité”. Elle a pleuré comme un bébé quand on lui a dit ça. »

    Quand on ne paie pas, on passe en dernier. « Les médecins pourraient la guérir. Mais ils optent pour des traitements moins coûteux et, à cause de ça, elle va mourir », lance-t-elle, consternée.

    « C’est inhumain. L’assurance-santé universelle doit être instaurée et pas seulement pour ma mère. »

    L’infanterie infatigable

    Barack Obama a mobilisé les masses avec ses idées, diffusées massivement à coups de milliards de dollars. Mais son élection aurait été impossible sans l’infanterie de bénévoles qui ont défriché le terrain pendant des mois pour s’assurer que ceux qui adhèrent au plan démocrate se rendent aux urnes.

    « J’ai la meilleure équipe de bénévoles de l’histoire des États-Unis », a déclaré Obama durant son discours de victoire. Le président était peut-être grisé par les parfums de la victoire, mais il a résolu une partie de l’énigme: le travail acharné des partisans démocrates a fait mentir les sondeurs, qui prédisaient une lutte beaucoup plus corsée.

    Pendant des mois, de jeunes hommes et femmes ont sacrifié des pans de leur vie pour que leurs idéaux se matérialisent.

    « À chaque fois que je vois une bonne nouvelle apparaître à l’écran, je me dis que tout le travail qu’on a investi paye enfin, se réjouit Brandon Rodriguez. Il y en a du travail à faire dans une campagne, surtout pour assurer une réélection. »

    L’étudiant de 21 ans à l’Université State Florida s’échine pour le président depuis un an, à raison de 20 heures par semaine. Un engagement difficile à conjuguer avec la dernière année de baccalauréat.

    C’est qu’il voit en Barack Obama l’espoir que son souhait le plus cher se réalise. Brandon est gai et souhaite marier son fiancé sans devoir aller vivre dans l’un des neuf États où le mariage homosexuel est légal.

    « Mon rêve ultime est de pouvoir adopter deux ou trois enfants et de prouver à l’Amérique qu’un couple gai peut être aussi bon pour élever des enfants qu’un couple hétérosexuel. »

    L’espoir vit encore

    La reconnaissance de tous les droits des homosexuels, voilà ce qui a charmé Sam Rodriguez. « Je veux être enseignante et j’ai peur d’être victime de discrimination à cause de mon orientation sexuelle. D’avoir un président conscient de notre réalité me rassurerait », lance-t-elle alors que les résultats rentrent au compte-gouttes.

    Quelques minutes avant l’annonce du résultat, la fébrilité se lit en lettres majuscules sur le visage de cette étudiante de 20 ans. Les résultats sont positifs et Obama mène dans certains États-clés, mais rien ne la rassure. « J’aurais voulu qu’on commence par la Californie », lance-t-elle. La confirmation de 55 grands électeurs acquis aux Démocrates commencerait effectivement bien une soirée!

    Cette élection voulait tout dire pour Sam, issue de la classe moyenne. « Mes parents ont perdu leur maison durant la crise économique. Je ne souhaite à personne de vivre ce que j’ai vécu. Mais mes parents et la classe moyenne ne se sont jamais aussi bien portés que sous Obama », estime-t-elle.

    L’annonce de la réélection du président l’a à la fois dynamisée et soulagée. « Je vous serai éternellement reconnaissant », a lancé Obama à ses bénévoles en fin de soirée.

    Derrière son sourire triomphant se cache le labeur de milliers de jeunes. Et leurs espoirs, encore bien vivants.

    Brandon Rodriguez (Photo: Mathieu Waddell)

  5. Notre chronique à Medium Large au sujet de la journée électorale du 6 novembre dans l’État-clé de la Floride.  Wong nous parle de l’ambiance dans la capitale Tallahassee et dresse un bilan préliminaire de cette Grande Cavale Américaine.

  6. Photos de notre soirée électorale chez les Démocrates, Tallahassee, Floride.
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    High Res

    Photos de notre soirée électorale chez les Démocrates, Tallahassee, Floride.

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  7. Des bébelles et des millions pour faire sortir le vote

    L’organisme Young People For Vote ne lésine pas sur les articles promotionnels gratuits pour attirer l’oeil des jeunes électeurs. (Photo: Mathieu Waddell)
     

    « Cherchez-vous le bureau de vote? C’est par là, suivez les pancartes! »

    Une chronique d’Olivier Arbour-Masse

    Ky’Eisha Penn interpelle les passants. Derrière la table du Young People For Vote (YP4), l’étudiante encourage les gens à accomplir leur devoir de citoyen. Son groupe est indépendant. Vraiment?

    Une dizaine d’afro-américains et une jeune latino-américaine s’activent autour de la table de YP4. Ils distribuent lunettes fumées, bracelets et autres babioles à ceux qui sortent du bureau de vote. Une récompense comme une autre…

    Mais dans cette campagne, ce n’est pas à coup d’objets promotionnels ramasse-poussière que les groupes indépendants ont travaillé à faire « sortir le vote ». C’est à coup de millions de dollars. De centaines de millions.

    Les Super-Pacs (super political action committees) ont pris une expansion démesurée depuis le jugement Citizens United, rendu par la Cour Suprême en 2010. Depuis, les associations politiques peuvent amasser des sommes d’argent illimitées à condition que leurs actions ne soient pas coordonnées avec les campagnes officielles des candidats.

    Des 6 milliards de dollars dépensés dans cette course à la Maison Blanche, 970 millions sont sortis directement des poches de ces influents groupes, estime le Center for Responsive Politics.

    Le hic, c’est que ces associations se drapent d’un semblant d’indépendance, à la manière de faussaires malhabiles. Le rouge ou le bleu transparaissent aisément sous ces bannières prétendument incolores.

    Dès la première discussion à la table de YP4, Sabrina Bracero explique ses motivations « progressistes ». Elle n’hésite pas à parler de la tension entre ses parents, Républicains, et elle, Démocrate.

    Un de ses collègues accepte de discuter de ses allégeances politiques - démocrates - , à condition qu’il ne soit pas associé à YP4. « Ça pourrait nous créer des ennuis », concède-t-il.

    Même attitude du côté d’Americans for Prosperity, un des ténors des groupes indépendants de droite, mis sur pied par les richissimes frères Koch. Les trois journalistes naïfs que nous sommes ont été rapidement avertis que le rassemblement auquel nous nous présentions pour le troisième débat présidentiel n’était « pas Républicain, mais indépendant ».

    D’accord, c’est noté. Mais pour la petite histoire, disons simplement que notre détecteur à Démocrates est resté muet presque toute la soirée. Il n’a sonné que lorsque nous sommes passés près des cuisines d’où sortaient les petits fours.

    Si certains de ces groupes assument la noble mission d’éclairer les électeurs dans le fouillis des règles électorales afin de leur montrer le chemin des urnes, les principales associations contribuent surtout à la dégradation du débat politique.

    « Les publicités négatives les plus virulentes ont été produites par ces groupes supposément indépendants, comme Americain Crossroads, à droite, et Priorities USA, à gauche », estime Seth McKee, professeur en sciences politiques à l’Université South Florida.

    « Ils dépassent souvent les limites et lancent de flamboyantes, mais pour le moins bizarres, accusations afin de rabaisser l’opposition. Ils sont plus dévoués à dénigrer l’adversaire qu’à promouvoir le candidat qu’ils appuient. »
     
    De nombreux jeunes croisés sur notre route s’inquiétaient de la « corruption » des élus. Les Super-Pacs, ces nouveaux acteurs de l’arène politique, n’ont rien pour les rassurer. 

    « Obama est contrôlé par Wall Street », se plaignait Caryn Devins, à Burlington.

    « Il en doit à des hommes d’affaires, mais c’est le jeu politique », concédait Kara St. Clair à Lafayette.

    « Les politiciens finissent toujours par assurer le retour d’ascenseur à ceux qui les ont financés. Obama a reçu des petites contributions de monsieur et madame tout-le-monde, mais que pèsent-elles à côté des millions donnés par les entreprises privées? », déplorait Arturo Zaher, au pied d’un HLM de Harlem.

    Sans limite de contribution indirecte à la campagne d’un candidat, la question s’impose : où s’arrêtera la bulle spéculative de la « dette politique » ?

    Les jeunes ne croient plus que les représentants du peuple servent ledit peuple. Et les Super-Pacs n’apaiseront en rien ce sentiment. 

  8. Deux poids, deux mesures?


    Derrick Miller vit et étudie à Tallahassee, la capitale de la Floride.  (photo: Mathieu Waddell)


    TALLAHASSEE, FL - Un vote, c’est un vote.  Mais un vote dans un État-clé comme la Floride, c’est un vote encore plus significatif.

    Denis Wong

    « Notre état est un peu comme le baromètre de cette nation, déclare Derrick Miller, un électeur de 22 ans originaire de Perry, en Floride.  Le pays nous observe et ça influence la suite des choses. »

    Avec 29 votes du collège électoral à l’enjeu, la Floride représente le plus gros butin de tous les swing states, ces États-clés où l’élection va se décider.

    À la recherche de ces votes cruciaux, Barack Obama et Mitt Romney ont passé depuis quelques jours tout leur temps dans les États-clés comme la Floride.

    Le gagnant du Sunshine State s’approchera du chiffre magique de 270 grands électeurs, le chiffre qui mène à la Maison-Blanche.

    « Je trouve ça encore plus important de voter ici.  Nous sommes un état qui change constamment à cause de l’immigration et je veux que cet état soit républicain le plus longtemps possible », affirme pour sa part Brent, étudiant à l’Université Florida State pour qui ce vote était une première à l’âge de 18 ans.

    La Floride est une mosaïque culturelle et politique, à l’image de ce que sont les États-Unis.  La démographie y est hétérogène, avec 58% de blancs, 23% de latinos et 15% d’afro-américains.  Lors des quatre dernières élections, Républicains et Démocrates se sont divisés également la mise.

    « Cet état peut contrôler l’issue de l’élection.  On doit voter parce qu’on ne veut pas revivre le fiasco de 2000. », dit Derrick Miller en faisant référence à la controverse entourant l’élection de Georges W. Bush.

    Le candidat républicain avait accédé à la présidence suite à des décisions des Cours Supérieures de la Floride et des États-Unis.

    « Depuis cinq mois, les deux partis font des pieds et des mains ici pour que les gens s’inscrivent sur la liste électorale », renchérit Andrew Carson, originaire de Miami.

    Le Floridien de 22 ans a voté pour Mitt Romney après avoir longuement réfléchi, conscient de la portée de son vote dans cet État-clé.  Mais il souhaiterait entendre d’autres voix que celles des Républicains ou des Démocrates.

    « J’aurais aimé voir le candidat du Parti Libertarien, Gary Johnson, aux débats présidentiels », avoue-t-il.

    Pour sa part, Derrick Miller doute qu’un troisième parti pourra un jour avoir un réel poids politique.

    « Notre constitution rend la chose pratiquement impossible, rappelle-t-il.  Un candidat a besoin d’une majorité de 50% plus un au collège électoral pour accéder à la présidence. »

    Pour l’instant, la Floride restera une lutte à finir entre l’âne et l’éléphant.

  9. Le résumé de notre journée au football universitaire en Alabama. Arbour à Culture physique. 

  10. Soldate sans fortune

    Suzie Morris a déjà consacré 7 ans de sa vie à l’armée américaine.  (photo: Denis Wong)

    Suzie Morris* est en vacances, mais l’esprit de cette soldate de l’armée américaine reste troublé.  Son visage aux traits fins se crispe lorsqu’elle explique pourquoi.

    Denis Wong

    ”Je ne suis pas supposée être ici, je n’ai pas demandé de permission à mes supérieurs.”

    À plusieurs reprises, elle se demande à haute voix si quelqu’un d’autre l’écoute.  Elle tient à garder son anonymat, car ses convictions sont toutes sauf patriotiques.

    La jeune femme de 25 ans est au service de l’armée depuis 7 ans.  Originaire de Baltimore, elle a un fils de 9 mois qui souffre d’une dysplasie de la hanche.  Les traitements pourraient coûter jusqu’à 100 000 dollars. 

    C’est d’ailleurs l’argent qui l’a initialement poussé à s’enrôler à l’âge de 18 ans.

    ”Je donne 8 ans de ma vie à l’armée pour payer mes dettes et mes études par la suite”, avoue-t-elle.

    Suzie Morris questionne également les décisions de l’état-major américain.  Selon elle, une majorité de soldats ne sont pas d’accord avec le rôle de police internationale que son pays s’est attribué.

    ”La plupart d’entre nous avons un esprit ouvert”, assure-t-elle.

    Suzie Morris jette un regard autour d’elle avant de poursuivre.  

    ”Nous intervenons à l’étranger seulement en fonction de nos intérêts, notamment pour le pétrole.  Je ne peux croire que nous n’intervenons pas en Syrie, c’est un vrai génocide là-bas”.

    Aucun espoir en le système

    Dans cette période d’instabilité économique et avec l’élection américaine en toile de fond, elle ne cache pas son penchant pour le Tea Party.

    À son avis, les libertés individuelles sont en danger à chaque fois que le gouvernement intervient.  Elle cite entre autres le Patriot Act, qui donne plus de pouvoir aux agences gouvernementales qui désirent surveiller les citoyens depuis le 11 septembre 2001.

    S’il faut en croire la jeune Américaine, la situation ne va pas s’améliorer, au contraire.

    ”Quelque chose de grave va se produire un jour, prédit-elle.  Il y a beaucoup de mécontentement.”

    À court d’option valable dans un système bipartite, Suzie Morris ne votera pas le 6 novembre.

    Je refuse d’encourager un système brisé, soutient la soldate.  Ce n’est pas un vote majoritaire, c’est le collège électoral qui décide de tout.  Pourquoi devoir choisir entre le moins pire de deux démons?”

    *nom fictif